« Traité d’athéologie » de Michel Onfray, éd. Grasset , janvier 2005

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Ce livre est né d’une indignation et d’une urgence : l’indignation ? C’est le fait que, trois siècles après le triomphe des « Lumières », et un siècle après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, le politique et le religieux soient encore si inextricablement mêlés dans nos sociétés prétendument laïques et démocratiques. L’urgence ? C’est le spectacle du monde comme il va – des évangélistes néo-conservateurs aux fanatiques du Djihad. Partout, observe Michel Onfray, Dieu, jadis chassé par la porte, revient par la fenêtre… D’où cet essai, savant, polémique, conceptuel et sensuel, où le philosophe anti-platonicien qu’est Michel Onfray tente de pointer, de dénoncer, de dépasser, cette « haine des corps » qui, semble-t-il, gît secrètement derrière le retour généralisé du divin, et du « désir de salut », dans nos sociétés. Son livre se compose de quatre parties où, après l’exposé-bilan de l’état actuel d’une « régression », se trouvent revisités le monothéisme, le christianisme et la théocratie. L’essentiel, ici, peut ainsi se résumer : à quel prix – humain, amoureux, politique… – nos contemporains paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L’auteur, en matérialiste conséquent, provoque, stimule, suggère. A l’heure des intégrismes et des laïcités honteuses, ce Traité d’athéologie promet de faire du vacarme…

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